Rencontre avec une force de la nature

Dernière mise à jour : 11 mars

entretien avec W. D. Kilpack III, auteur de science-fiction et de fantasy


W. D. Kilpack III, auteur de science-fiction et de fantasy
W. D. Kilpack III, auteur de science-fiction et de fantasy

Pendant des mois, j'ai fait un rêve récurrent qui me faisait pleurer à mon réveil. Le rêve a persisté, et j'ai finalement réalisé que j'avais besoin de l'écrire. Assez rapidement, j'ai réalisé que je ne serais pas capable d'atteindre le même niveau d'impact émotionnel dans un livre, alors j'ai pensé écrire une trilogie. Cependant, même alors, en allant jusqu'au bout du rêve, en créant la gravité qui lui donnerait vraiment du punch, je n'avais même pas atteint le rêve dans ces trois livres, alors je pensais que ce serait six. Au fur et à mesure que je continuais à écrire, c'est devenu une saga de huit livres. - W. D. Kilpack III, auteur primé de la série New Blood. (traduction libre)


J'ai rencontré Bill Kilpack (W. D. Kilpack III) sur les réseaux sociaux - nous avons établi contact sur LinkedIn et nous nous sommes abonnés aux newsletters l'un de l'autre, puis nous avons convenu de faire un échange d'interviews.

Pendant que je réfléchissais à quelques questions futées à lui poser (je cherchais, peut-être, environ 6 ou 7 questions), il m'a envoyé ses questions.

Il y en avait plus de 30.

« Vous voulez vraiment que je réponde à toutes les questions ? » Lui dis-je, abasourdi. Puis quelque chose me vint à l'esprit : « Vos questions sont si bonnes, pourrais-je les utiliser sur vous aussi ? Serait-ce une chose paresseuse à faire? »

« Je pensais déjà à des réponses pour chacune d'elles, » répondit-il. « Ce n'est pas trop paresseux. C'est simplement faire bon usage des ressources à votre disposition. »

Excité mais un peu dépassé par la tâche qui m'attendait, j'ai commencé à trouver des réponses possibles à ses questions stimulantes. J'étais convaincu que ce serait une expérience intéressante, voire peut-être transformatrice. (Ce post actuel le concerne lui, principalement, mais vous pouvez toujours lire la majeure partie de mes réponses (en anglais) à son questionnaire impressionnant, puisque W. D. Kilpack III a publié son interview de moi sur son site web.)

Juste au moment où je réalisais à quel point cela allait occuper la plus grande partie de ma semaine d'écriture, W.D. Kilpack III m'envoya ses réponses.

Je me suis demandé comment il avait pu faire si vite. Peut-être qu'il a une grande habitude des interviews, et qu'il a donc la plupart des réponses à portée de main. Ou peut-être est-il une véritable machine à écrire. C'est peut-être une combinaison des deux. Je vous laisse juger, mais je crois que la réponse deviendra claire à mesure que vous lirez l'interview. W. D. Kilpack III est un écrivain fascinant. Il a une feuille de route assez impressionnante pour être tout à fait en mesure de produire beaucoup de travail de haute qualité en très peu de temps.

Voici donc mon entretien avec W. D. Kilpack III. Je vous défie de ne pas vouloir lire ses livres après l'avoir lu.





Entretien avec W. D. Kilpack III


(traduction libre)



W. D. Kilpack III, parlez-nous de vous. D'où vene-vous?

Je suis professeur de communication et entraîneur de lutte reconnu à l'échelle nationale, en plus d'être un auteur publié et récompensé à l'échelle internationale. Je suis marié à ma petite amie de l'école secondaire et père de cinq enfants, et j'aide à élever cinq beaux-enfants. Je suis né à Salt Lake City, Utah, et j'ai grandi à West Jordan, Utah, où je continue de vivre, de m'entraîner et d'enseigner.

Je suis un assez bon cuisinier et j'ai réalisé deux exploits que peu peuvent égaler : j'ai réussi à cuisiner presque tous les types d'aliments sur un gril ; et j'ai failli être terrassé quand mon gril a explosé.

J'ai obtenu mon baccalauréat et ma maîtrise au Westminster College de Salt Lake City. En tant qu'étudiant de premier cycle, j'ai obtenu une double spécialisation en communication et en philosophie, tout en complétant le programme de distinction honorifique. En tant qu'étudiant diplômé, j'ai obtenu une maîtrise en communication professionnelle avec un accent sur l'écriture. J'étais également un athlète de haut niveau, me qualifiant pour la compétition internationale de lutte gréco-romaine.

J'ai reçu mon premier crédit de publication à l'âge de neuf ans, lorsque j'ai écrit un poème primé. En tant qu'adulte, j'ai reçu une reconnaissance spéciale du concours Writers of the Future de L. Ron Hubbard et Crown Prince, le premier livre de ma saga New Blood, a récemment remporté le Firebird Book Award et a été finaliste dans le concours Fantasy Book of the Year de Sci-Fi / OnlineBookClub.org en 2020. En avril 2021, le podcast Sinister Soup m'a nommé auteur du mois pour mon travail sur Crown Prince.

J'ai été embauché pour la première fois en tant que rédacteur professionnel pour une publication sportive à l'âge de 15 ans. Depuis lors, j'ai été rédacteur en chef et/ou éditeur de dix-neuf nouvelles et publications littéraires, en ligne et sur papier, avec des tirages atteignant 770 000 exemplaires.




Qu'est-ce qui vous a d'abord poussé à écrire ?

D'aussi loin que je me souvienne, j'écris et raconte des histoires. Avant d'apprendre à écrire, je dessinais des images de vaisseaux spatiaux, puis je dramatisais les batailles, dessinant les explosions et les explosions laser après avoir effacé des parties des vaisseaux qui avaient été emportées par les ennemis. J'ai fait exploser l'USS Enterprise 10 000 fois. Au départ, je voulais être dessinateur et créer ma propre ligne de bandes dessinées. J'adorais les super-héros (et j'adore toujours !) et je dessinais les bandes dessinées, tout autant que j'en écrivais les histoires. Mon premier personnage de bande dessinée était Super Souris (Super Mouse), créé quand j'avais 6 ans. C'était à peu près Superman, mais en version souris, et il se battait avec des chats. Il s'agissait de choses très sérieuses, pas comme Tom et Jerry.


Ce fut mon rêve jusqu'à ce que j'écrive mon premier livre, quand j'avais 12 ans. Depuis, j'ai toujours eu un crayon et du papier avec moi, pour pouvoir noter quelques idées quand j'en avais besoin. Depuis la publication de quelques romans, c'est incroyable de voir combien de personnes avec qui j'ai grandi ont mentionné mon cartable rouge à anneaux que je transportais partout avec moi, chargé de papier ligné, afin que je puisse écrire mes pensées au fur et à mesure qu'elles me venaient. Cette obsession persiste à ce jour, même si je suis depuis passé à l'ère informatique.




Je sais que vous écrivez de la fiction, mais avez-vous déjà pensé à écrire un livre de non-fiction ? Pourquoi ou pourquoi pas?

Avec mon background de journaliste, la plupart de mes publications sont des articles, mais ce n'est pas là que réside ma véritable passion.

Mon père m'a souvent dit que je devrais écrire une autobiographie, et j'ai commencé à le faire plusieurs fois. Le problème est que ça m'ennuie. Ma vie n'est pas autant remplie d'épées ou de sabres laser que je l'aurais voulu.



Quels sont vos objectifs d'écriture ?

Rester à la maison et gagner ma vie en faisant ce que j'aime le plus : écrire. Je ne cherche pas à être riche, juste à être à l'aise et heureux. Mon prochain objectif est de montrer à ceux qui ont vu mon potentiel et qui ont fait un effort supplémentaire pour moi que leurs efforts n'ont pas été vains. Je veux les rendre fiers des résultats de leurs efforts.




Quelle est l'une des choses dont vous êtes le plus reconnaissant en tant qu'écrivain ?

J'ai été entouré de personnes qui m'ont soutenu et m'ont aidé à développer mes compétences. Mon premier crédit de publication est venu quand j'avais 9 ans, lorsque mon professeur, Mme Adams, a soumis un poème que j'avais écrit lors d'un concours. Je ne savais même pas qu'elle l'avait soumis. Le poème a remporté la première place et a été publié.

En sixième année, Mme Ferrin, qui enseignait aux classes Arts du langage et Doués et talentueux, me laissa écrire un nouveau chapitre de roman pour chaque devoir d'écriture dans ces deux classes au cours de l'année, quelle que soit le devoir prévu. Du coup, à la fin de l'année, j'avais écrit mon premier roman. À partir de ce moment, mon objectif de carrière changea: désormais, je deviendrais romancier. En huitième année, Mme Demond, qui était mon professeur d'informatique, a lu une trilogie de science-fiction que j'avais écrite à la main. Elle a tiré les ficelles pour que je sois son élève assistant, mais que mon temps soit plutôt passé à taper mon livre, puisque je n'avais pas d'ordinateur à la maison. En neuvième année, ma professeure d'anglais avec spécialisation, Mme McKinnon, m'a énormément soutenu, lisant mes histoires à la classe et persuadant l'école de plastifier un tas de cartes que j'avais dessinées lors de la création du décor de ce premier roman que j'avais écrit quand j'avais 12 ans. En dixième année, Mme Sawaya, qui donnait le cours de journalisme, et qui était conseillère en journaux et revues littéraires, m'a vraiment poussé à écrire. Elle a lu mon travail, m'a fait participer à l'équipe du journal en tant qu'écrivain et dessinateur, jusqu'à ce que je devienne rédacteur en chef lors de ma dernière année. Pour un magazine littéraire, elle a sélectionné une grande partie de mes écrits et de mon art, et j'ai finalement été rédacteur en chef pendant deux mandats.

Au collège, le Dr Fogo, qui enseignait la plupart de mes cours de communication et était le conseiller du journal, m'a vraiment aidé à élever mon niveau d'écriture à un niveau supérieur. Ce mentorat s'est poursuivi lorsque j'ai obtenu ma maîtrise avec le Dr Hodgson.

Ma créativité a été encouragée tout au long de ma vie, depuis trop jeune pour même aller à l'école. J'avais l'habitude d'aller voir ma mère et de lui demander de sentir ma tête parce que j'étais à peu près sûr que je faisais pousser des cornes. Elle me tâtait la tête à deux mains et a disait: « Oui, je peux les sentir! » Quand je revenais la voir, elle confirmait qu'elle était sûre qu'ils étaient plus gros que la dernière fois, et ainsi de suite.




Quels sont les livres les plus intéressants que vous ayez jamais lus ?

Outre le fait que l'Iliade et l'Odyssée d'Homère soient d'extraordinaires sagas, le fait qu'elles aient été écrites il y a si longtemps les rend encore plus étonnantes. Tolkien, bien sûr, a poussé le genre à un autre niveau, nous montrant à tous comment l'histoire de la quête homérique pouvait être revisitée. Martin s'est fait le champion de mon type de fantasy préféré, qui est très réaliste et où les gens sont confrontés à des problèmes qui relèvent de la vraie vie, et où la magie est plus subtile.


Quel livre lisez-vous actuellement ?


Je relis la trilogie du Seigneur des Anneaux de Tolkien pour la sixième ou septième fois.




Quels sont vos auteurs préférés ?

J'aime la science-fiction et la fantasy. Mes influences incluent Homère, J.R.R. Tolkien, Terry Brooks, Stephen R. Donaldson, George R.R. Martin, Robert Jordan, David Eddings, Piers Anthony, Robert Holdstock, Robert Adams, John Norman, Melanie Rawn, Shakespeare, Aristote et Robert Frost. Les écrivains les plus inspirants seraient Homère, Tolkien, Martin et Aristote.



Qu'est-ce que votre moi de 8 ans penserait et dirait de vous aujourd'hui ?

Mon moi de 8 ans était déjà amoureux de la science-fiction, en grande partie grâce à Star Wars, Star Trek et Battlestar Galactica. À l'époque, j'ai lu Le Hobbit pour la première fois et j'avais déjà lu tous les livres sur la mythologie du monde dans la bibliothèque de mon école primaire. Il regarderait probablement ma bibliothèque personnelle et penserait : « Wow… cool ! » Il pourrait être surpris que Kilpack Comics ne soit pas devenu un nom familier, mais il aimerait le fait que je possède des épées et que je raconte toujours mes histoires. Il adorerait l'idée que je joue à Donjons et Dragons et aux RPG Marvel Super Heroes avec mes enfants. Quand j'avais 8 ans, la science-fiction, et surtout la fantasy, n'étaient pas populaires; les gens se moquaient de moi parce que j'aimais ce genre de choses. Donc, quand il verrait que j'aime toujours la fantasy et la science-fiction, j'obtiendrais probablement une réponse de sa part du genre : « Je le savais ! Je savais que je ne changerais pas ce que j'aime pour qui que ce soit ! »



Qu'est-ce que tu aimes faire quand tu n'écris pas ?

Je suis entraîneur de lutte libre et de lutte gréco-romaine depuis 1999 avec beaucoup de succès. Je fais aussi toute la cuisine chez moi. Je suis plutôt bon. Mon nouveau jouet de cuisine est un fumoir, et j'aime voir combien de choses ont meilleur goût après avoir été fumées, comme le croustillant aux pommes fumées.



Où pouvons-nous en apprendre plus sur vous ?

Le meilleur endroit est mon site web, www.Kilpack.net, qui est devenu le centre de communication de mes espoirs et de mes rêves. Il contient des informations sur mes livres et des liens pour les acheter directement sur Amazon, pour NOOK ou sur Kobo. Le site contient également des informations sur moi (si quelqu'un s'en soucie); des liens vers des entretiens; des photos qui m'ont été envoyées par des lecteurs tenant mes livres; des vidéos de personnes qui ont se sont joints aux Chevaliers de Ril (ce que vous pouvez également faire sur mon site), puis se sont filmées récitant les vœux d'un Chevalier de Ril; des liens vers mes pages d'auteur sur Amazon et Goodreads, et d'autres informations. C'est assez incroyable, et certainement inattendu, d'avoir des gens qui m'envoient ce genre de réponses.


Vos livres

Parlez-nous de votre dernier livre. Qu'espérez-vous que les lecteurs en retiennent ?

Mon roman le plus récent est Order of Light, tome 2 de la saga New Blood. Il continue l'histoire de Natharr, qui est le gardien de Maarihk, membre d'une longue lignée de protecteurs remontant à l'âge des premiers-nés, avant la conquête Aa. Natharr est un rôle ancien, enraciné dans son premier-sang, doté de la vision de ce qui sera, engagé envers son devoir sacré depuis les siècles où les Premiers-nés furent poussés jusqu'aux limites de l'extinction par les Aa.

Natharr monte toujours la garde auprès de tous les hommes, Aa ou Premier-nés, voyant ce qui arrivera, décidant de ce qui est inévitable et de ce qui ne l'est pas. Il passe des décennies à planifier, pour faire en sorte de sauver la vie du nouveau-né, le prince héritier Vikari, afin qu'il puisse un jour reprendre le trône du pays où l'humanité fut créée.

Dans Order of Light, le rôle de Gardien de Maarihk a été condamné à l'anathème, et l'existence même de Natharr a été reléguée au rang de légende. Il reprend néanmoins ses anciennes responsabilités de protecteur de l'Humanité. Il se joint à un mystérieux compagnon Premier-né, Ellis l'Ancien, pour traverser les étendues enneigées de Biraald, où sa vision promet qu'il trouvera ceux qui adhèrent secrètement aux voies des anciens dieux.

Bien que les lignées Biraaldi démontrent leur héritage Premier-né plus clairement qu'à Maarihk même, les deux nations n'ont jamais connu la paix, et c'est bien pire depuis l'ascension de Brandt l'Usurpateur sur le trône de Maarihk. Natharr et Ellis doivent gérer les menaces, non seulement contre le Premier-né, mais aussi contre les Maarihkish, alors qu'ils recherchent les sympathisants qu'il a vus qui sont assez courageux pour résister à la tyrannie de Maarihk. Ce n'est qu'alors que les dégâts pourront être réparés, lorsque Natharr préférera son bonheur personnel avec Darshelle et le jeune prince héritier (dans le premier livre, Crown Prince), à ses lourdes responsabilités de gardien de Maarihk.

En ce qui concerne ce que les lecteurs pourraient en retirer, l'une des plus grandes leçons de la vie est que personne n'est parfait, et la vie non plus. Même si vous avez les meilleures intentions du monde, les choses arrivent. Cela ne veut pas dire de tourner le dos et d'abandonner. Ce que j'espère que les lecteurs trouveront dans la sage New Blood, c'est que, peu importe ce que la vie vous réserve, vous devez continuer à vous battre.



Qui est le lecteur idéal pour vos livres ? (S'il vous plaît, ne dites pas « tout le monde ».)

Quand je dis aux gens que j'ai écrit un roman fantastique, j'ai l'une des deux réponses suivantes. L'une est, « Oh, comme Harry Potter? » L'autre est,« Oh, comme Game of Thrones? » C'est environ 50-50. Mon travail ressemble plus à Game of Thrones. Mes personnages sont réalistes, avec des défauts et des doutes, ils font des erreurs, ils meurent, ils tombent en amour, ils s'éloignet, ils se manipulent les uns les autres. Les méchants font des choses vraiment horribles, les héros n'arrivent pas toujours à prendre les meilleures décisions parce que les circonstances ne le permettent pas, etc. J'appelle mon style d'écriture « fantasy épique réaliste », parce que la magie y est plus subtile; ce n'est pas un feu d'artifice qui éclipse les personnages. Par exemple, dans toute la saga New Blood, aucun personnage, ni même la voix narrative, ne prononce une seule fois le mot « magie ».


Qu'est-ce qui a inspiré l'idée de l'histoire?

Pendant des mois, j'ai fait un rêve récurrent qui me faisait pleurer au réveil. Il a persisté pendant des mois, et j'ai finalement réalisé que j'avais besoin de l'écrire. Assez rapidement, j'ai réalisé que je ne serais pas capable d'atteindre le même niveau d'impact émotionnel dans un seul livre, alors j'ai pensé écrire une trilogie. Cependant, même alors, en mettant la table pour ce rêve, en créant la gravité qui lui donnerait vraiment tout son punch, l'histoire n'avait même pas atteint le rêve lui-même dans ces trois livres, alors j'ai pensé qu'il en faudrait six. Au fur et à mesure que j'ai continué à écrire, c'est devenu une saga de huit livres.



Comment avez-vous trouvé les titres de vos livres ?

Je ne sais pas si je dirais que j'ai un processus pour choisir les titres de mes livres. J'aime les titres courts, même si je n'ai pas peur d'utiliser des sous-titres. Je choisis les titres des livres comme je choisis ceux des chapitres : je trouve quel est l'élément central du chapitre et je le nomme en conséquence. Je fais parfois la même chose avec les titres de livres. J'essaie de cerner le cœur de l'histoire pour un livre particulier. Ainsi, le premier livre, Crown Prince tourne certainement autour de Vikari, qui est le prince héritier nouveau-né. The Order of Light tourne autour des Chevaliers de Ril (appelés l'Ordre de la Lumière, parce que les Chevaliers de Ril ont été déclarés illégaux). Order of Light est composé de trois mots, le plus long titre des huit de la saga. Le titre du livre me vient généralement à l'esprit et il n'y a pas beaucoup de révisions, à moins que je ne finisse par ajouter plus de livres à la série.

D'autre part, il m'est arrivé de nommer des livres pour des raisons moins analytiques. Par exemple, un livre que j'ai écrit (pas encore publié) porte le nom de quelque chose que le personnage principal dit plusieurs fois tout au long du livre. Il n'aime pas son vrai nom, alors il demande aux gens de l'appeler par un surnom. C'est devenu le titre du livre.

Donnez-nous un aperçu de votre personnage principal. Que fait-il/elle de si spécial ?

L'idée de Natharr m'est venu il y a des années. Quand j'étais étudiant de premier cycle en philosophie, j'étais fasciné par Socrate, qui entrait dans un état de transe, puis émergeait avec de nouvelles réponses aux questions. Il appelait cela être saisi par le Démon de la Philosophie. Natharr a quelque chose de similaire, lorsqu'il est saisi par le démon de la vision.


Si vos livres étaient transformés en film, quels acteurs joueraient vos personnages ?

Natharr Sam Heughan

Karl Henry Cavill

Niels Charlie Hunnam

Darshelle Priyanka Chopra

Valane Jake Gyllenhall

Lanihn Alexander Skarsgard

Ulla Chloe Grace Moretz

Talika Gina Carano

Quiet One Dave Bautista

Ellis Chris Hemsworth

Martell Chris Pratt

Martice Jessica Chastain

Kimball Eric Dane

Tavish Matthew Fox

Harris Matt Damon

Kyson Chris Pine

Vizir Jude Law

Nathan/Vikari (plus âgé) Ty Simpkins

Bu Margot Robbie



Quelle est la chose la plus importante que les gens ignorent sur votre sujet/genre et qu'ils doivent savoir ?

Trop de gens pensent que la science-fiction et la fantasy sont seulement synonymes d'évasion. La science-fiction et la fantasy utilisent largement la distorsion pour rendre certains aspects de l'histoire ou du personnage plus faciles à reconnaître et à aborder. Je pense que le meilleur de la fantasy et de la science-fiction, surtout maintenant, concerne la condition humaine, et pas seulement l'évasion.



S'il vous plaît, partagez un court extrait de vos livres. (Pas la description de la couverture; 10 à 20 paragraphes.)

Extrait: Crown Prince

(traduction libre)

« Toi ! » haleta Neils, incrédule, sa voix se brisant.« N'importe qui sauf toi ! »

« Ta déception ne durera pas longtemps. » Natharr frappa, l'épée partant de haut puis changeant de cap pour trancher presque droit vers le bas, chaque mouvement comme une mécanique automatique acquise au fil de longues années d'entraînement. Neils tenta de parer le coup haut, puis suivit le coup bas en le bloquant partiellement. La pointe de Natharr trancha la surface de la cuisse du capitaine, repoussant vers le bas la plaque de métal qui avait été destinée à le protéger, et répandant un rouge vif sur le plancher de bois franc.

Les yeux du capitaine s'écarquillèrent et sa jambe s'affaissa, incapable de supporter son poids. L'épée de Natharr se redressa, puis pointa droit vers la gorge de l'autre, efficace comme une vipère qui frappe sa proie. D'un mouvement d'épaules, Neils attrapa la lame descendante de sa main libre, sa jambe fléchissant sous lui. Sa prise sur la lame de l'épée de Natharr se maintint, son bras tremblant tandis que sa peau pâlissait. Un épais ruisseau rouge s'écoula de sa main dans les gouttières qui couraient de chaque côté de la lame.

"Pourquoi …? » murmura Neils avec peine, fixant Natharr. Une vrille de cheveux blonds sanglants se détacha de son front et tomba. « Les dieux ont pitié de toi, Gardien. Ta vision est véritable - j'espère que tu l'as interprétée correctement. »

Natharr ne cligna pas des yeux alors qu'il tira sur son épée, et deux des doigts de l'homme blond tombèrent au sol, le sang jaillissant dans l'air. Au même moment, Neils se précipita en avant en criant : « Valane ! » Natharr se tordit la taille, évitant le coup destiné à son cœur, et enfonça sa propre pointe d'épée dans le côté du cou du capitaine. Il y eut un cri de douleur - une voix de femme - derrière lui. Neils tomba au sol, son épée retentissant lorsque ses doigts morts relâchèrent leur prise. Le poids du cadavre frais tira sur l'épée du Gardien. Il tira sur le pommeau et le corps tomba lourdement sur le bois dur avec un bruit sourd.

Natharr leva sa lame fraîchement ensanglantée, le visage neutre, puis il cligna des yeux, son expression froide se dissipant alors qu'il se retournait. Darshelle était là, le dos incliné vers l'avant et les bras fermés de manière protectrice sur le bébé. Une large entaille dans son dos allait d'une omoplate à l'autre. Le rouge coulait déjà de la coupure en d'épais ruisseaux, détrempant brillamment sa chemise blanche. Si elle ne s'était pas tournée sur le côté pour couvrir le bébé de son corps, elle et Vikari auraient probablement été transpercés tous les deux.

« Natharr… » dit-elle d'une voix faible. Elle trébucha d'un pas. « Natharr… ? »

Des voix s'élevaient tout autour d'eux. Il n'était pas sûr si elles s'était tues pour regarder le Gardien de Maarihk combattre à mort le capitaine de la garde, ou s'il ne les avait tout simplement pas entendues lorsqu'il était englouti dans la mêlée. « Démons du Chaos ! » rugit-il en lui attrapant le coude et en l'entraînant vers l'avant. « Femme stupide! Je t'avais dit de partir ! »

« Je... j'ai essayé... »

« Tu n'as pas essayé ! » cria-t-il en donnant un coup de pied à la porte des cuisines, si fort qu'elle se détacha de ses gonds – puis il comprit. Deux hommes barbus se tenaient là, tenant des haches ensanglantées. Deux des soldats de Valane étaient là aussi, à genoux. Leurs têtes inclinées se levèrent lorsque Natharr entra et les hommes à la hache levèrent leurs armes.

« Seigneur Natharr ! » Haletèrent les deux hommes en voyant le sang sur son épée. Le soulagement de leurs voix fut comme un coup physique.

« J'ai essayé », répéta Darshelle, mais sa voix était faible.

Nathar la regarda. Sa peau, normalement mate au point d'être de la couleur de cuivre, était devenue beaucoup plus pâle. Son regard émeraude revint aux hommes qu'il avait surpris. Les hommes à la hache avaient peur, reculant tous les deux.

Les hommes de Valane souriaient, malgré le sang qui trempait la manche de l'un et maculait la moitié du visage de l'autre.

Natharr traversa la cuisine en deux pas, entraînant Darshelle avec lui, ouvrit la porte de la cave et passa. Il verrouilla la porte et descendit les marches avant même que quiconque ne pousse un cri d'alarme. Il aurait voulu sauter les marches deux ou trois à la fois, mais Darshelle le retenait. Elle ne voyait pas bien et elle s'affaiblissait; il le voyait à la façon dont sa résistance diminuait à chaque pas.

« Vous l'avez tué - elle - les deux! » Elle parvint finalement à descendre, puis perdit pied. Elle cria, mais Natharr la maintint debout avec sa main libre.

Comme en réponse, il entendit un cri de douleur au-dessus et une voix sauvage qui criait, « Nathaaaaar! »



Extrait: Order of Light

(traduction libre)

Natharr bondit en avant, arquant le dos, et la lame d'une épée courte fendit l'air à un cheveu de son omoplate. Il se tourna en un tourbillon pour frapper les hommes derrière lui, mais dût transformer son attaque en un coup de défense pour abattre la lame d'un attaquant, puis inverser son mouvement pour feinter de son tout son corps avant de frapper l'épée d'un de ses adversaires d'un coup désarmant. Les lames jetèrent des étincelles et les yeux du soldat s'exorbitèrent, grands et bruns, alors que son épée courte se tordait dans sa poigne et volait vers le sol, disparaissant dans la neige.

Normalement, Natharr aurait poussé l'avantage, ensanglantant au passage l'homme désarmé pour le rendre moins menaçant alors qu'il récupérait son arme, mais les autres se précipitèrent pour donner à leur compagnon la couverture nécessaire pour se réarmer.

Une fois de plus, Natharr fut impressionné par l'entraînement de ces troupes de ligne de garnison.

Natharr tournoya au dessus de la neige, jetant un nouveau nuage blanc, et il vit Martice et Ellis. Ils se tenaient plantés dans la neige jusqu'aux genoux, comme pétrifiés. Le visage du vieil homme était caché dans l'ombre de sa capuche, mais l'expression sur le visage de Martice était claire. Ses yeux étaient exorbités et sa bouche était ouverte, un regard d'horreur qui, de la femme forte qu'elle était normalement, la transformait en une fillette désemparée. Il avait déjà assez de mal à combattre autant d'hommes dans la neige profonde, il n'avait pas besoin de la distraction de ces deux-là, qui agissaient comme des idiots et attendaient qu'on leur dise quoi faire.

« La trappe ! » cria-t-il en sautant par-dessus la neige. « Allez-y ! »

Ils ne bougèrent pas.

« Maintenant ! »

Natharr vira brusquement vers la droite et les soldats le suivirent. Il espérait qu'il pourrait garder leur attention sur lui, plutôt que de les voir se tourner vers l'Aîné et la femme, mais rien n'était moins certain, surtout qu'il venait juste de leur crier des instructions. Les épées volèrent sur lui en succession rapide. En virant si brusquement, il avait réduit l'écart entre lui et ses poursuivants, laissant trois d'entre eux le devancer, ce qui limitait ses voies de fuite, dont toutes le ramenaient de toute façon à Ellis et Martice. Son bras armé se faisait lourd, son épaule et son poignet brûlants; ses jambes de plomb à force de combattre la neige croûtée à chaque fois qu'il levait le pied et qu'il le descendait. Il fallait trouver un moyen de retourner la situation, et il fallait le faire tout de suite. Il ne savait pas combien de temps il pourrait continuer ainsi. Il n'était qu'un homme et il ne pouvait pas continuer bien plus longtemps, malgré sa vision qui l'aidait à parer le pire des coups d'épée.

Il attaqua.

Les trois qui l'avaient interrompu crièrent, les yeux exorbités, alors que Natharr prenait sa longue épée à deux mains pour faire pleuvoir un déluge de coups sur leurs têtes et leurs épaules. Ils reculèrent dans la neige, puis l'un d'eux se retrouva adossé aux branches raides d'un pin. Il leva les yeux un bref instant, et c'était la distraction que Natharr attendait. Il balança son épée en un large arc qui se termina dans un impact à lui arracher le poignet alors que sa lame mordait le bras de l'homme à la base de l'épaule. Le soldat jura et tomba à genoux, un rouge vif pulvérisant la neige alors qu'il agrippait la blessure. L'os avait empêché le tranchant de la lame de Natharr de sectionner le membre complètement, mais il était évident que l'homme ne brandirait plus jamais une épée pour la garnison.

Par une chance aveugle, le deuxième des deux compagnons de l'homme entra en collision avec lui, se retournant juste au-dessus de lui et se renversant alors qu'ils criaient tous les deux. Natharr frappa l'homme qui tomba sur son compagnon, et la pointe de son épée transperça le dos charnu de l'homme, puis le Gardien repartit, sautant par-dessus la neige. La croûte glacée semblait plus épaisse, ou peut-être était-ce simplement la fatigue qui commençait à l'alourdir, et une douleur lancinante brûlait son genou comme s'il était en feu alors que ses chevilles commençaient à lui faire mal, l'impact répété du dessus de ses pieds contre le dessous de la croûte de neige faisant des ravages.

« Vous l'avez entendu ! » Entendit-il crier Ellis. « La trappe ! Allez ! »

Natharr jura dans sa barbe. Typique de la part de Martice, de refuser de fuir. Il jeta un coup d'œil vers elle et vit que le vieil homme la tenait en l'air, les bras verrouillés autour de la poitrine. À la surprise du Gardien, elle ne résista pas. Elle resta simplement là, fixant Natharr, comme paralysée. Ce fut ce regard qui tourna suffisamment la tête de Natharr pour qu'il puisse voir que Tavish courait vers lui dans la neige, jetant son propre sillage de blanc, épée également serrée dans les deux mains. Le lieutenant chercha à couper le chemin d'évasion de Natharr. Le visage de Tavish était un masque de rage, ses joues étaient rouges et il rugissait comme une bête sauvage. Les dents serrées, Natharr planta ses talons dans la neige pour s'arrêter et changer de direction, mais ses semelles ne trouvèrent aucune prise et glissèrent sous lui. Le Gardien éructa un son inarticulé alors qu'il tombait en arrière, les bras battant le vent malgré la longueur de l'acier mortel et mouillé de sang dans sa main. Tavish s'avança vers lui, implacable, l'épée brandie à deux main au-dessus de sa tête —





Votre écriture


Quel rôle la recherche joue-t-elle dans votre écriture ? Recommandez-vous des ressources de recherche en particulier?


La recherche joue un rôle énorme dans mon écriture.

Dans mon écriture fantastique, je fais beaucoup de recherches sur des cultures spécifiques, la technologie qui était disponible à l'époque médiévale, même l'utilisation des mots. Je trouve que cela aide à rendre le monde plus réel, en plus de me donner un excellent matériel à utiliser. En conséquence, j'ai des gens qui demandent : « Comment avez-vous trouvé cela? » Ma réponse est quelque chose comme : « Je ne l'ai pas fait. Elle était encore pratiquée en Angleterre jusque dans les années 1880. »

Pour ma science-fiction, la recherche joue un rôle encore plus important, la recherche sur la technologie, ainsi que les dernières découvertes en matière d'exploration spatiale. J'ai toujours été un mordu de l'espace, j'ai donc une bibliothèque assez importante. Je n'ai jamais suivi de cours de physique, mais j'ai lu certains des livres les plus influents de l'époque sur la physique quantique.


Visez-vous un nombre fixe de mots/pages par jour ? Écrivez-vous tous les jours, cinq jours par semaine… ?

S'il n'y a rien pour m'en empêcher, je peux m'asseoir et écrire pendant huit à douze heures d'affilée. Quand je m'y mets vraiment, je perds contact avec le monde extérieur et je m'enfonce dans le monde que je construis ou que je vis intérieurement. En ce qui concerne mon emploi du temps, j'écris au moins une heure par jour, mais c'est rarement si peu. Je n'ai pas vraiment calculé le nombre de pages que je peux écrire en une journée, mais je suis l'écrivain le plus prolifique que je connaisse.

Par exemple, j'ai travaillé dans une entreprise en tant que rédacteur technique, et le responsable marketing a appris que j'avais une formation en journalisme, alors il m'a demandé si je pouvais l'aider à respecter un délai pour un communiqué de presse. Il m'a dit ce dont il avait besoin, je suis parti, puis je suis revenu environ 15 minutes plus tard. Il a levé les yeux et a demandé : « Avez-vous d'autres questions? » J'ai dit « Non » et lui ai remis le communiqué de presse. Il était impressionné. Puis il m'a demandé si je pouvais aider à d'autres projets. Au moment où j'ai quitté cette entreprise, j'écrivais environ 95% de tout ce qui y était produit, quel que soit le département ou le public cible.

Avez-vous un espace réservé à l'écriture ?

J'ai un bureau que je partage avec ma femme, Alison. Bien sûr, j'ai un ordinateur portable, donc je peux écrire n'importe où et n'importe quand (ce que je fais). Ma femme et moi avons discuté de la construction d'un petit quelque chose dans la cour pour que j'écrive, mais nous avons décidé de ne pas le faire. Elle ne l'a pas dit, mais je pense qu'elle avait peur de ne plus jamais me revoir si j'avais une cabane pour l'écriture.


À quoi ressemble votre processus d'écriture? Esquissez-vous et planifiez-vous votre histoire ou vous contentez-vous de vous asseoir et d'écrire ? Pourquoi?

Je ne planifie pas mes livres. Je sais qu'il y en a qui diraient que je ne suis pas un vrai écrivain à cause de ça, mais ça ne veut pas dire que je n'ai aucune idée d'où vont mes histoires. Il y a des moments où je dois m'asseoir et écrire; Je n'ai vraiment pas le choix. Alors j'écris au moins un paragraphe pour ancrer l'idée, bien que cela passe généralement d'un paragraphe à deux, puis trois, puis souvent à vingt pages.

Une autre raison pour laquelle je ne planifie pas mes livres est la suivante : quand je mets toute ma concentration dans un roman et que le résultat me surprend moi-même, alors je sais que ça surprendra les autres. Donc, si je m'assois et me dis : « Wow, je n'ai pas vu ça venir…! » Je suis sûr que d'autres auront la même réponse, et c'est mon objectif. Je veux que les gens soient surpris, qu'ils aient une réaction émotionnelle.

Je n'ai pas de nombre précis de rédactions successives avant qu'un livre ne soit « prêt ». J'essaie toujours de faire tomber un premier jet pendant que les choses coulent de source. Cependant, pour Crown Prince, j'ai décidé d'essayer quelque chose de nouveau. Chaque fois que je m'asseyais pour écrire, je revenais sur environ 10 pages et je les révisais, puis je passais directement à la rédaction de ce qui venait ensuite. Ça a donné un« premier » jet beaucoup plus propre. Avec Crown Prince, j'ai aussi commencé à lire mes livres à ma femme le soir; elle les appelait ses histoires « de chevet ». Cela m'a permis de faire une passe d'édition en les lisant à haute voix. Incidemment, je pense que lire votre texte à haute voix est le moyen le plus efficace d'éditer votre propre travail.

Cela étant dit, avec la saga New Blood, puisqu'elle coulait si bien, j'ai prévu de futures passes d'édition lors de l'écriture du premier jet. Je savais que certaines parties auraient besoin d'être éventuellement un peu plus étoffées, alors je les présentais rapidement la première fois, quitte à développer davantage ce même concept dans, disons, le livre quatre, et revenir pour l'étoffer. Donc, essentiellement, j'écris et je révise les huit livres simultanément.

Je suis aussi encore en train de peaufiner ici et là. For example, with Crown Prince, I need to make an edit because I just learned that, in Medieval times, they didn't say that hair was « braided. » They said it was « plaited. » So I need to go back and tweak that.


Qu'est-ce qui vient en premier, l'intrigue ou les personnages ? Pourquoi?

Les deux. J'ai écrit autour d'un seul personnage et j'ai aussi écrit autour d'un événement. Dans chaque cas, je les appelle le noyau autour duquel tout le reste a été construit. Parfois, je trouve une idée pour un personnage, alors j'écris quelques paragraphes, ou quelques pages, pour définir ce personnage pour référence future. D'autres fois, j'ai une idée pour un événement ou une série d'événements, alors je suivrai le même processus. Souvent, différents éléments comme celui-ci sont réunis pour un seul projet. La saga New Blood était comme ça. Natharr s'est inspiré de Socrate, puis j'ai fait un rêve récurrent qui me laissait en larmes au réveil le matin. Ensuite, j'ai expérimenté un logiciel graphique pour dessiner des cartes numériquement, plutôt qu'à la main, et j'ai créé une carte d'un monde où il y avait une race de personnes appelée Aa, donc beaucoup de noms de lieux ont un double A en eux. Tous les trois ont été jetés dans la marmite qui est devenue les huit livres de la New Blood Saga.

Quelle est votre bizarrerie d'écriture la plus intéressante?

Je ne sais pas si cela peut être considéré comme une « bizarrerie », mais je me surprends souvent quand j'écris. C'est une sensation incroyable. J'aime aussi découvrir que je me trompe sur quelque chose. D'une part, j'aime apprendre, mais il n'y a rien de tel que d'écrire quelque chose où mon objectif est de prouver une certaine idée, puis de réaliser que j'étais debout la nuit.



Vous utilisez quel logiciel pour écrire ? Préférez-vous écrire à la main ou dicter votre travail ? Pourquoi?

Je n'ai pas eu d'ordinateur à la maison avant d'avoir terminé mes études de premier cycle et de me marier. Donc tous mes livres étaient écrits à la main jusque-là, à moins que j'aie eu le temps de les taper dans les classes qui avaient des ordinateurs ou que j'aie pu prendre des dispositions particulières avec les professeurs ou, au collège, dans le labo informatique. Une exception a été lorsque j'ai participé au Concours de romans Avon-Flair pour jeunes écrivains. Afin que je puisse respecter le délai, mon père a payé une secrétaire à son travail pour taper mon livre pour moi. L'investissement en valait la peine, car j'ai reçu une mention honorable, ce qui m'a donné le sentiment que je pouvais vraiment être écrivain. Cela m'a aussi appris que je ne voulais plus que personne fasse ça pour moi. Lorsque je tapais mes textes manuscrits, j'en profitais pour faire une passe de révision en même temps. Je n'étais pas capable de faire ça quand la personne que mon père avait embauchée faisait la dactylographie.

Côté logiciel, j'utilise WordPerfect. Je pense que c'est le meilleur traitement de texte qui soit. Il a certaines fonctionnalités que j'ai toujours aimées et it n'essaie pas de prendre des décisions pour moi sans mon consentement, comme le font d'autres programmes.

Combien de temps (en moyenne) vous faut-il pour écrire un livre ?

Cela dépend de ce qui se passe d'autre dans ma vie.

Une fois, j'ai fait une expérience après avoir été licencié et j'ai traité l'écriture comme mon travail à plein temps. J'ai écrit à la main un brouillon de roman en trois semaines. C'est le plus rapide que j'aie jamais fait.

Cependant, pour la saga New Blood, le premier livre a été publié huit ans après que je l'ai commencé. Par contre, une ébauche assez raffinée des huit livres a également été achevée à ce moment-là.

Comment célébrez-vous quand tu as fini d'écrire un livre ?

Je ne fête pas vraiment quand j'ai fini d'écrire un livre. Je ressens un énorme sentiment d'accomplissement, c'est vrai, mais ensuite je dis quelque chose comme « Maintenant, je peux écrire la prochaine de la série » ou « Maintenant, je peux commencer cette autre idée d'histoire qui mijote depuis un moment. »


A votre avis, quelle est la mesure d'un écrivain à succès ?

La joie. Vous devez aimer ce que vous écrivez, en particulier en fiction, sinon cela apparaîtra au lecteur. Réussir n'est pas une question d'argent. J'ai eu des emplois très bien rémunérés où, dans le cadre de mon travail, j'ai aidé des personnes sans scrupules à vendre des produits avec lesquels je n'étais pas d'accord au départ. Je faisais mon travail. Mais obtenir ce gros salaire n'en valait pas la peine, même au point où ces emplois m'ont causé des problèmes de santé. Je pense donc que cela résume tout, pas seulement en tant qu'écrivain, mais en tant que personne. Quoi que vous fassiez dans la vie, cela doit vous apporter de la joie. Écrire de la science-fiction et de la fantasy fait absolument ça pour moi.

Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner à d'autres écrivains sur l'écriture

Le meilleur conseil que j'ai est d'écrire, écrire, écrire. Vous voyez un film et une ligne de dialogue vous fait emprunter un autre chemin, écrivez-le. Vous entendez une chanson et une parole vous frappe, écrivez-la. Le meilleur conseil pour quelqu'un qui veut devenir écrivain est simplement celui-là : commencez.



Quelles sont vos parties préférée et moins préférée de l'édition ?

Sans aucun doute, ma partie préférée est de voir mon travail imprimé, de pouvoir le tenir dans ma main, le voir et le sentir. Il est tout aussi important que les lecteurs me contactent et me disent à quel point ils ont apprécié mon travail, en particulier s'ils entrent dans les détails. J'ai eu des lecteurs qui m'ont fait pleurer en faisant ces choses. C'est incroyablement touchant.

Ce que j'aime le moins, c'est le caractère aléatoire de l'industrie. J'ai eu des éditeurs qui m'ont dit qu'ils voulaient publier mon travail mais qu'ils avaient une longue liste de publications à produire avant d'en arriver à moi. Ensuite, des événements apparemment aléatoires ont empêché ça de se produire. J'ai eu des travaux acceptés pour publication, puis l'éditeur a fait faillite. J'ai eu un travail accepté pour publication, puis l'éditeur qui l'a sélectionné a été renvoyé et a en fait fui le pays. (Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé, mais c'était intéressant.) J'ai eu des travaux acceptés pour publication, puis l'éditeur a été pris dans un procès avec un grand joueur d'Hollywood et a été mis en faillite. C'est un cliché, que vous devez être au bon endroit au bon moment, et ces fenêtres d'opportunité peuvent être éphémères.



Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner à d'autres écrivains à propos de l'édition ?

Je pense que beaucoup d'éditeurs traditionnels se tournent vers des publications indépendantes ou des œuvres auto-publiées pour du nouveau matériel. En particulier, si les auteurs font du bon boulot pour promouvoir leur propre travail, il est d'autant plus facile pour l'éditeur grand public de le récupérer et de le lancer. Donc, mon argument est de ne pas avoir peur de faire de l'auto-édition, surtout avec certaines des options qui ont vraiment démocratisé l'industrie de l'édition.

Votre marketing

Comment commercialisez-vous ou faites-vous la promotion de vos livres (par exemple, médias sociaux, e-mail, tournées de blogs, etc.) ?
J'ai pas mal utilisé Facebook mais, étonnamment, ce qui a eu le plus d'impact récemment, c'est LinkedIn. J'avais un compte LinkedIn avec lequel je n'avais pas fait grand-chose depuis des années, puis j'ai décidé d'essayer de voir ce qui se passerait si j'y mettais davantage d'insistance. Grâce à LinkedIn, j'ai noué des contacts pour des interviews de podcast, des blogs et même des critiques. L'un des plus grands critiques de livres en Inde a donné cinq étoiles à mon livre, et maintenant j'ai des centaines de relations avec des gens en Inde. Je n'avais pas vu ça venir !

Quel est votre meilleur conseil marketing ?

Soyez prêt à promouvoir votre travail en un clin d'œil. Ayez du matériel avec vous et soyez prêt à en parler. Ça peut vouloir dire être filmé, ou encore, enregistré pour un podcast qui a une annulation à la dernière minute. Soyez prêt à appuyer sur la gâchette avec un préavis de quatre secondes.








À propos de W. D. Kilpack III

W. D. Kilpack III, auteur de science-fiction et de fantasy
W. D. Kilpack III, auteur de science-fiction et de fantasy

W. D. Kilpack III est un écrivain primé, acclamé par la critique et publié dans le monde entier, avec des œuvres apparaissant dans la presse écrite, en ligne, à la radio et à la télévision, à commencer par sa première publication à l'âge de neuf, après avoir écrit un poème primé. À l'âge adulte, il a reçu une reconnaissance spéciale du concours Writers of the Future de L. Ron Hubbard. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de dix-neuf publications littéraires et de nouvelles, à la fois en ligne et sur papier, avec des tirages atteignant 770 000 exemplaires. C'est un cuisinier accompli et il a deux revendications que peu de gens peuvent égaler : cuisiner presque tous les types d'aliments sur un gril ; et avoir failli être assommé lorsque son gril explosa.

Il a obtenu son baccalauréat et sa maîtrise au Westminster College de Salt Lake City. Au premier cycle, il a obtenu une double spécialisation en communication et en philosophie, tout en complétant un programme spécialisé. En tant qu'étudiant diplômé, il a obtenu une maîtrise en communication professionnelle et en écriture. Il était également un athlète de haut niveau, se qualifiant pour la compétition internationale de lutte gréco-romaine.

Il est professeur de communication et entraîneur de lutte de renommée nationale. Il est marié à sa petite amie de l'école secondaire et est père de cinq enfants, en plus d'aider à élever cinq beaux-enfants. Il est né à Salt Lake City, Utah, où il continue de vivre, d'entraîner et d'enseigner.

  • Kilpack a écrit son premier roman à 12 ans .....

  • Honneurs et récompenses

  • 2021 Gagnant du Firebird Book Award

  • Auteur du mois : Sinister Soup Podcast, avril 2021

  • Finaliste du livre de science-fiction/fantastique de l'année 2020 : OnlineBookClub.org

  • Mention honorable : Écrivains du futur de L. Ron Hubbard

  • Quart de finaliste : Screencraft Cinematic Book Writing Competition

  • Choix de l'éditeur x5 : North American Open Poetry Competition, National Library of Poetry

  • 3e place : North American Open Poetry Competition, National Library of Poetry






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W.D. Kilpack III - Site web officiel : http://www.kilpack.net/








 

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